Dominique Poulout na Universidade de Évora, 12-13 de Julho de 2010

Dominique Poulot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) estará em Portugal, mais concretamente na Universidade de Évora, nos próximos dias 12 e 13 de Julho. A sua visita insere-se no contexto da sua ligação com o CEHFCi – Centro de Estudos de História e Filosofia da Ciência, uma vez que faz parte do « Scientific Board Advice » do centro. Durante estes dois dias irão ter lugar algumas actividades de carácter interno, mas haverá uma sessão aberta a todos no dia 12, pelas 14h30, na sala 124 (a confirmar) do Colégio do Espírito Santo.

Sobre Dominique Poulot:

Dominique Poulot est un historien français, spécialisé dans l’histoire du patrimoine et des musées. Il est professeur des universités à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Dominique Poulot, agrégé d’histoire (1978), ancien membre de l’Institut Universitaire de France (1992-1997), a été professeur aux universités Pierre Mendès France (Grenoble II) et François Rabelais (Tours) avant de rejoindre l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Il consacre ses recherches à l’histoire de l’institution de la culture, notamment aux phénomènes de patrimonialisation. Jean Monnet Fellow à l’Institut Universitaire Européen (Florence) en 1991, il a travaillé sur l’histoire comparée de la patrimonialisation en Europe[1].

Il est membre du Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture, dirigé par Daniel Fabre, directeur d’études à l’EHESS et président de la section 38 du Comité national de la recherche scientifique CNRS (mandat 2004-2008).

(Fonte: wikipédia)

Parcours de recherche

L’histoire du statut, des canons et des usages de l’héritage historique français au XVIIIème siècle.

Mes premiers travaux se sont inscrits, chronologiquement et intellectuellement, entre les analyses de Maurice Agulhon sur l’iconographie politique et la culture républicaine et l’entreprise de Pierre Nora de réécrire l’histoire nationale « au second degré ». L’objet de recherches, entre histoire et histoire de l’art, participait de la problématique générale des lieux de mémoire, par l’accent mis sur les créations de musées, et d’une histoire de la réception du passé (en l’occurrence largement destructrice) par l’intérêt porté au vandalisme. L’idée était ici que le mot – héritage, patrimoine, etc. – ne recouvre pas un développement linéaire et continu de la fin du Xvème siècle à nos jours, mais représente des configurations différentes selon les époques, en fonction du rapport que ces époques entretiennent avec le passé. On entendait éviter la démarche internaliste de l’histoire de l’histoire, ou de l’histoire de l’histoire de l’art, tout en participant à une histoire intellectuelle et culturelle très diversifiée dans ses objets comme dans ses approches. Au sein des recherches spécialement dédiées à la Révolution française, enfin, ce travail entendait considérer ensemble, dans ses matériaux et dans ses représentations, l’appropriation d’une culture historique et son refus, voire son abolition : un enjeu ultérieur a été de définir musée et patrimoine dans la longue tradition républicaine.

L’histoire des musées et des collections patrimoniales comme organisations et comme régimes de publicité du savoir,XIXème-Xxème siècles.

J’ai voulu parallèlement contribuer à développer un domaine du savoir jusque-là marginal ou dominé dans la hiérarchie des objets légitimes. Le champ nouveau des « museum studies », encore peu fréquenté en France, comme celui de l’histoire des bibliothèques, ou encore les histoires des publics et du loisir, davantage représentées, permettent de poser les jalons d’une histoire de la patrimonialisation qui ne soit ni commémorative ni appliquée, et qui ambitionne de pratiquer la comparaison à l’échelle européenne. Les recompositions disciplinaires sont toujours en cours, entre sciences de l’information et de la communication, sociologie des organisations, sociologie des publics, anthropologie, conduisant tantôt à promouvoir une discipline nouvelle, la « muséologie », tantôt un ensemble de perspectives historiques critiques. Toujours est-il que les enjeux historiographiques propres au champ du patrimoine doivent amener à considérer plus précisément une institution centrale de nos cultures, singulièrement négligée dans l’enceinte académique (à l’exception de la perspective professionnalisante).

A partir de ces acquis, on n’entend pas sonder l’opacité des objets de patrimoine, dans une démarche herméneutique propre à l’histoire de l’art, ni calculer, à côté de leur intérêt artistique, documentaire, illustratif ou savant, leur valeur communicationnelle au nom d’une éventuelle muséologie, ou héritologie. Il ne s’agit pas davantage de donner la chronique d’enrichissements successifs, dans la montée des protections monumentales ou la multiplication des musées, qui retracerait l’élaboration d’une conscience collective, depuis ses premiers hérauts jusqu’à son couronnement sous une administration éclairée. La perspective est au contraire de déplacer les intérêts d’une histoire du patrimoine : de la description des corpus vers la considération de leurs processus de constitution et de traitement. Le dessein est d’envisager les constructions patrimoniales comme autant de modes appropriés de traiter le passé, comme autant de styles – le style incarnant une « notion de perspective historique » selon la formulation de Carlo Ginzburg.

On voudrait montrer comment se racontent les « trouvailles » à travers inventaires, parcours et commerces ; comment s’élaborent parallèlement des intrigues, des types d’inventeurs et de patrimoines dans un rapport à l’« écologie des images » et des lieux. On peut avancer que « l’évidence » du patrimoineengage dans les discours modernes une « crédibilité » spécifique, qu’elle se décline en conventions et en procédures devant les objets et les cultures, enfin qu’elle donne lieu à différents registres de l’accès, de la (ré)appropriation, de l’émotion – les civilités du patrimoine. Ces deux dernières années ont permis, notamment, d’esquisser une enquête sur les patrimonialisateurs (ou les amis d’objets et de monuments) saisis à travers leurs témoignages (auto)biographiques, les jugements de leurs pairs, ou leur propre production savante, et confrontés à une légitimité culturelle qu’ils reconnaissent ou qu’ils dénient, selon les cas.

Ouvrages personnels

Bibliographie de l’histoire des musées de France, Paris, Editions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, 1994, 182 p. Epuisé. Nouvelle édition revue et augmentée en cours.

Surveiller et s’instruire. La Révolution française et l’intelligence de l’héritage historique, Oxford, Voltaire Foundation, Studies on Voltaire and the eighteenth century, vol. 344, 1996, xii-592 p.

Musée, nation, patrimoine, 1789-1815, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Histoires, 1997, 406 p.

Les Lumières, Paris, Presses Universitaires de France, Premier Cycle, 2000, 420 pages.

Patrimoine et Musée : l’institution de la culture, Paris, Hachette, Carré, 2001, 3ème édition 2004, 224 p.

Musées en Europe : une mutation inachevée, (avec Catherine Ballé), Paris, La Documentation française, 2004, 286p.

Une histoire des musées de France, Paris, La Découverte, collection ‘L’espace de l’histoire”, 2005, 200p.

Musée et muséologie, Paris, La Découverte, collection “Repères”, 2005, 125p.

(Fonte: http://www.lahic.cnrs.fr/spip.php?article30)

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