Muséologies Les cahiers d’études supérieures, Vol. 5 No. 1

No passado dia 16 de Novembro foi lançado mais um número da revista candadiana « Muséologies Les cahiers d’études supérieures ». A revista foi criada em 2006 pela « Faculté des arts de l’Université du Québec (Montréal), e em particular pelo « programme d’études supérieures en muséologie ». Tem por objectivo divulgar os trabalhos de investigação dos estudantes de mestrado e doutoramento. Inclui em cada número entevistas a personalidades de relevo no sector museológico.

Mais em: http://museologies.org/

Le volume 5, numéro 1 (automne 2010)

Le numéro de l’automne 2010 de Muséologies regroupe des articles de Francine Couture, Anne Bénichou, Véronique Rodriguez, Alain Depocas et deux jeunes chercheures, Justine Lebeau et Mélanie Lord. Réunis autour de la problématique de la variation des œuvres au sein des collections muséales, les textes font état des questionnements que soulèvent la réexposition, la réactualisation et la pérennité des œuvres contemporaines. Deux entrevues collaborent au même titre que les articles à enrichir la réflexion sur les modes de collectionnement: la première avec Christian Bernard, directeur du Musée d’art moderne et contemporain de Genève (Mamco), et la seconde avec Richard Gagnier, chef du service de restauration du Musée des beaux-arts de Montréal.

Variabilité, identité spécifique et numérique des œuvres contemporaines
par Francine Couture

La réexposition d’œuvres contemporaines sous la forme de la présentation de nouveaux exemplaires physiques d’une œuvre conçue pour être unique questionne les notions de variabilité, d’identité spécifique et numérique de l’œuvre d’art. Dans cet article, Couture étudie trois cas de figure propres à cette réalité : la production d’une réplique ou d’une copie d’exposition, l’exposition d’un élément d’une œuvre, non pas comme un fragment, mais comme une œuvre autonome, et enfin l’exemple particulier de l’actualisation d’un énoncé verbal qui est porteur des valeurs d’unicité et de singularité attribuées à l’œuvre d’art. Elle conclut qu’il en résulte une transformation de l’institution muséale et de l’artiste engendrant notamment une redéfinition des rôles de chacun.

Des espaces monographiques au sein des collections muséales: déléguer ou produire une pensée et une pratique critiques de la collection ?
par Anne Bénichou

L’objectif principal de cet article est d’évaluer si l’acquisition d’espaces monographiques dédiés à des artistes permet de pallier certaines limites des modes de collection traditionnels des musées d’art moderne et contemporain. L’auteure distingue deux cas de figure. Dans le premier, le musée délègue entièrement à l’artiste la conception et le fonctionnement de son espace monographique. Celui-ci est dès lors traité comme une œuvre autonome à inscrire dans la collection, sans forcément en redéfinir les modalités. Dans le deuxième, l’institution travaille en étroite collaboration avec l’artiste, l’espace monographique devenant un lieu d’expérimentation artistique et muséologique qui génère une pensée et des pratiques critiques de collection.

La collection muséale et la variabilité de l’oeuvre: échantillon de pratiques et rôle de l’artiste
par Véronique Rodriguez

Pour de nombreux artistes, les années 1960 marquent un tournant dans leur pratique au cours duquel ils choisissent de délaisser les médias de création traditionnels : gravure, peinture ou sculpture pour se tourner vers de nouveaux médiums au caractère variable : la performance, l’installation ou la vidéo. L’entrée de ces œuvres dans les collections muséales entraîne son lot de changements. En analysant et comparant les pratiques au sein de deux institutions nationales, l’une au Québec (MBAQ) et l’autre en Suisse (Mamco), Rodriguez démontre que l’authenticité de l’œuvre ne repose plus uniquement sur sa matérialité, mais bien sur l’intention de l’artiste, devenue une valeur culte.

Conception d’une base de données de recherche sur des cas de variations d’oeuvres d’art
par Mélanie Lord et al.

À l’aide de tableaux, de figures, de diagrammes ainsi que d’exemples précis, Mélanie Lord, en collaboration avec Anne Bénichou, Francine Couture, Alain Depocas, Richard Gagnier, Justine Lebeau et Véronique Rodriguez, expose les grandes étapes d’idéation, de conception et de fonctionnement d’une base de données. Réalisé spécifiquement afin de colliger les données recueillies dans le cadre d’une étude portant sur les œuvres variables, cet outil de travail – tel que démontré dans cet article – a également eu des répercussions sur le travail du groupe, en les obligeant à adopter une typologie commune, et en forçant tous les membres de l’équipe à préciser les critères de leur recherche.

Entretiens
Anne Bénichou et Francine Couture nous présentent le directeur du Mamco à Genève, en Suisse, Monsieur Christian Bernard. Il a conçu un musée unique où les expositions évoluent constamment et où les collections s’inscrivent dans l’actualité par des stratégies de collectionnement qui favorisent les ensembles monographiques au détriment de l’échantillonnage habituel. Bernard a développé pour son institution un système d’expositions en “changement continu” donnant à voir les œuvres et les stratégies expositionnelles, et où la collaboration de l’artiste aux transformations de l’espace muséal métamorphose le concept même de l’institution muséale.

Justine Lebeau est allée à la rencontre de Richard Gagnier, chef du service de restauration du Musée des beaux-arts de Montréal qui nous présente les défis posés par la mutation de la matérialité de l’art contemporain. Gagnier nous présente comment l’évolution des protocoles de conservation a mené à une nouvelle définition de la notion d’authenticité. En s’appuyant notamment de cas de figures tel que les installations et les œuvres allographiques, il fait état du type d’analyse et des procédés mis en œuvre pour assurer leur intégrité et leur pérennité.

Les auteurs

Francine Couture est professeure d’histoire de l’art à l’Université du Québec à Montréal et directrice du projet de recherche Réexposition, réactualisation et pérennité des œuvres contemporaines. Elle a coordonné la publication de ces livres : Les arts visuels au Québec dans les années soixante; La reconnaissance de la modernité ; Les arts visuels au Québec dans les années soixante L’éclatement du modernisme et Exposer l’art contemporain du Québec.

Anne Bénichou est professeure d’histoire et de théorie de l’art à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux portent, notamment sur les archives, les formes mémorielles et les récits historiques issus des pratiques artistiques contemporaines et des institutions chargées de les préserver et de les diffuser. Elle a dirigé l’ouvrage collectif Ouvrir le document qui vient de paraître aux éditions Les presses du réel.

Véronique Rodriguez est professeure d’histoire de l’art au Collège Ahuntsic et professeure associée à l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent surtout sur la sculpture et l’installation, les pratiques d’atelier et d’exposition de l’art contemporain.

Alain Depocas dirige le Centre de recherche et de documentation (CR+D) de la fondation Daniel Langlois. Diplômé en histoire de l’art à l’Université de Montréal, il a travaillé comme documentaliste au Musée d’art contemporain de Montréal ainsi qu’à titre de responsable du site Internet de la Médiathèque du MACM. Il a aussi codirigé le Réseau des médias variables dans le cadre d’un partenariat avec le Guggenheim et a été le directeur de la recherche de DOCAM

Justine Lebeau termine actuellement une maîtrise en études des arts à l’Université du Québec à Montréal portant sur la réactualisation des collections fermées. Depuis 2008, elle assume le poste d’auxiliaire de recherche pour une étude présidée par Francine Couture portant sur la réexposition, la réactualisation et la pérennité des œuvres contemporaines. En 2009, elle participe également à la recherche pour le Modèle Documentaire développé par DOCAM à la Fondation Daniel Langlois.

Mélanie Lord détient un baccalauréat en arts visuels, et poursuit actuellement un doctorat en informatique cognitive à l’Université du Québec à Montréal portant sur la recherche et la diffusion de l’information dans les réseaux sociaux virtuels. Elle fait partie du groupe de recherche Millefeuille qui s’intéresse aux réseaux socio-sémantiques et participe à une recherche en psychologie qui étudie la structure des dictionnaires et le problème de l’ancrage des symboles.

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